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Résumé du roman (2e partie)

Résumé du roman "Les Racines du Ciel" (suite)

par Eric Ploquin

2ème partie  (169)
Ch 25
Morel, Habib et Idriss sont en route vers un lieu de rendez vous (avec Minna et Forsythe, on l'apprendra plus tard...). Idriss est chargé par Waïtiri de surveiller toute excentricité de Morel. Le combat pour les éléphants devient médiatique, mais, jugé dérisoire et naïf par beaucoup, il suscite bien des tentatives de récupération, y compris au sein de son propre camp. Waïtiri voit en Morel une légende capable d'attirer les regards et la sympathie mais souhaite insidieusement le déposséder de son combat. Il ne voit en Morel qu'un bras de levier pour ses visées indépendantistes et  révolutionnaires, il semble sans scrupule (170). Face aux vues politiques, la vision d'Habib est celle d'un cynique marchand d'armes, les concepts de libération, révolution, légitimité sont son "pain quotidien". Waïtiri a des ambitions "Titoesques", il se voit en chef des armées de l'indépendance africaine (171-172), il a besoin de cadres et de partisans mais méprise ses semblables comme les éléphants, pour leur côté primitif, dénué de toute conscience politique. Il veut être le chef militaire de l'armée de l'indépendance africaine et considère le combat de Morel en opportuniste. Le combat pour la nature qui relie Morel à l'opinion publique est traversé par une rivalité horizontale entre le pouvoir colonial occidental et les visées révolutionnaires indépendantiste . Cette tension dénature le combat écologique de Morel, et risque d'en saboter la portée. L'étroitesse des visions politiques rend les décideurs aveugle vis-à-vis de l'aspect supérieur de l'enjeu et réduit leur action à des luttes de pouvoir. Le point de vue d'Habib sur Waïtiri est cynique : "Napoléon nègre, mégalomane frustré et dangereux" (173). Habib est chargé de veiller à ce que Morel ne tombe pas vivant aux mains des autorités. Idriss les guide vers le RDV. Le cas d'Idriss, pisteur repenti, déclenche 2 types de réflexions qui s'affrontent au "Tchadien" : un client parle de remord tandis qu'Orsini  prétend que les noirs n'ont pas d'état d'âme par rapport à la nature, qu'ils n'ont de conscience politique que celle de consommateur de viande et d'ivoire (175). Pour lui le système en place, qui place l'homme en dominateur, est intrinsèque de la nature humaine, le seul possible. Prêter oreille à des remises en cause de ce système, telle la version écologiste du volte face d'Idriss, ne revient qu'à accréditer des légendes.

Ch 26
Morel rêve à son intégration dans le monde animal redevenu serein, Habib lui rappelle ironiquement leur appartenance (commune !) à l'espèce humaine. Dans la savane, ils rencontrent un troupeau d'éléphants un peu désemparés par la sécheresse qui s'annonce. La population des éléphants est estimée à 60 000 au Tchad et Cameroun, à 200 000 sur le continent africain. Morel explique sa philosophie : l'éléphant représente un symbole important dans un combat global pour la protection de la nature et des libertés humaines.
ÉLÉPHANTS = symbole de la nature à protéger.
Morel s'est montré particulièrement déterminé lors de représailles sur la tannerie Wagemann, spécialiste du bibelot animalier. A présent, le trio arrive au village du rendez vous mais la population, au grand dam de Morel,  se tient à l'écart du groupe, comme étrangère aux enjeux par manque d'information et un peu effrayée par une tension sociale (184-185).

Morel vu par les indigènes est "UbabaGiva"  ancêtre des éléphants
Morel vu par l'Administration est un idéaliste ("vous souffrez d'une idée trop noble de l'homme" Herbier)
Morel vu par Habib    est "Celui qui y croit encore", une sorte de "doux dingue" auquel il n'a aucun crédit sérieux à accorder.
Morel vu par l'instit africain est "Bourgeois rassasié", produit de la décadence occidentale

Ch 27
(Dans le même temps que précédemment, le groupe qui vient à la rencontre de Morel livre à son tour son récit)
Minna et Forsythe sont sur la route du rendez-vous avec Morel, ils transportent des armes (186-188). Youssef vient à leur rencontre pour les guider. Minna livre les réflexions et les motivations - plutôt d'ordre affectif - qui l'ont poussée à rejoindre Morel. Le fil de la narration est basé sur le contenu de son personnage nonobstant le temps de l'action : pour décrire Minna on quitte la situation du rendez vous pour une scène ultérieure avec Schölscher. (...sans doute avant le procès). Minna et Forsythe rencontrent le père Fargue qui leur apprend la mise à feu punitive de la ferme Duparc par le groupe. Le père Fargue compare son combat pour Dieu à celui de Morel pour les éléphants
ÉLÉPHANTS = Dieu ?
Il sent une menace dans la mesure où il y a une concurrence des causes à défendre... Pour lui les éléphants ne sont qu'un ersatz d'idéal religieux (192). Le rendez-vous s'effectue et Morel, fort d'avoir le soutien de l'opinion publique à défaut d'alliés politiques, annonce qu'il prévoit d'attirer l'attention médiatique sur la conférence internationale de Bukavu pour la défense de la faune et de la flore. Le camp de Morel s'est invité chez Isr Eddine, trafiquant d'ivoire et pédophile, et le retient prisonnier.

Ch28
Les sympathisants à la cause de la nature affluent en AEF, dont le Pr Ostrach père de la bombe H américaine. Les médias se mobilisent (200-201). Le mot Komoun qui signifie "éléphant" est devenu le nom du parti communiste africain comme le symbole de lutte et de ralliement contre l'occident.
ÉLÉPHANT = symbole de l'identité africaine
Ostrach joue les faux naïfs avec les journalistes pour masquer la contradictions entre sa recherche sur les armes de destruction massive et ses intuitions de survie des espèces - de même, il jure le nom de Jésus Christ alors qu'il est israëlite ! Il semble qu'Ostrach, avant de repartir du Tchad, met sa célébrité au service d'un barouf médiatique autour du combat de Morel pour s'aquitter d'une dette vis à vis de sa propre conscience. Courrier, télégramme, le monde des désabusés par la politique et les politiciens, se manifeste en masse : Morel devient une "espèce de héros" (205) mystérieux, insaisissable, légendaire... Plus tard (Anticipation-Début), lors du procès, on sent Minna conquise par son héros, elle le défend contre Duparc. Elle invite celui-ci à s'exprimer sur sa dette morale vis-à-vis des éléphants après son retour sain et sauf de captivité. Elle nous livre ce que Morel lui a lui-même confié à propos des éléphants : pour les prisonniers de camps de concentration, ils furent des moyens d'évasion par l'imaginaire qui contribuèrent à leur salut. Elle raconte également comment Morel, lors de représailles contre Duparc, planteur de coton chassant hors la loi, a reconnu son camarade rescapé des camps. Lors de l'incident, Morel est tellement dépité qu'il relâche le coupable(Anticipation-Fin). Minna, dans son récit à Schölscher, argumente contre les méprises sur le compte de Morel. Schölscher comprend la situation et se sent proche de la façon de penser de Morel et Minna. Une conversation (Anticipation - Début) nous rapporte que l'aventure de la bande s'est soldée par l'arrestation de tous les sympathisants excepté Morel lui-même, dont on ne sait s'il a été tué ou s'il court encore (215). Lors des arrestations de ses camarades, ceux-ci paraissent confiant envers leur chef. le discours de Waïtiri et les rumeurs nationalistes laissent entrevoir une fin plus tragique. Plus loin, Waïtiri évoque l'échappée de Morel en compagnie d'un journaliste américain (217). En fait la cause nationaliste et indépendantiste de Waïtiri s'accorde bien avec la disparition de Morel : il n'y a plus de garant pour la pureté du combat, de limites aux ambitions de prise de pouvoir. Habib est égal à lui-même dans son cynisme(Anticipation-Fin). Minna  défend Morel qui défend les animaux. Avant les éléphants, il a d'abord défendu les chiens (220) : Morel explique comment il organise une opération de libération dans une fourrière où le sort réservé aux chiens abandonnés rappelle celui des camps (221). Il y a, chez l'homme, une sorte de dépendance envers la nature, un besoin de protection qui le relie aux éléments. Cette dépendance est plus ou moins assumée au travers de religions, croyances ou engagements. L'Islam appelle ce lien les "racines du ciel". Fargue est parti sur les traces de Morel, sitôt après le départ de Minna et Forsythe. Il revendique un combat plus ambitieux, noble et haut que celui de Morel.

Ch 29
Au cours d'une conversation entre Schölscher et le Gouverneur, on apprend que le gouvernement de la France est très impatient de capturer Morel et a donné l'ordre à l'armée de commencer des opérations de ratissage en pays Oulé. Schölscher essaie de temporiser, mais le gouverneur le reprend sur son sens de la charité et s'en prend au père de Foucault et ses nombreux émules au sein des officiers méharistes (224)... Le gouverneur explique la méprise sur Morel : le gouvernement Français ne peut s'empêcher de penser qu'il se trame des affaires politiques complexes sous cette vitrine de la défense de la nature. Il continue à faire passer ses informations, vraies, sur Morel, tout en sachant qu'elles seront interprétées et considérées comme une dissimulation de ce qui se trame "réellement" !  Ceci étant, le gouverneur laisse donc l'état Français croire à sa version, avec les risques que comportent cette mystification paranoïaque... Les populations revendiquent contre les représentants de l'état, car la chasse est interdite même en période traditionnelle, ils vivent ces restrictions comme une dévirilisation (227)... mais ce sentiment naïf ne peut être compris par des européens qui y voient de façon obstinée les prémices de soulèvements révolutionnaires. Sur le terrain, le jeune émissaire du gouvernement semble déconnecté de la réalité africaine et s'entête à démontrer et considérer Morel comme un agent-agitateur soviétique. Le gouverneur et Schölscher lui en apprenne un peu plus sur les soi-disant soulèvements Oulés qui ne correspondent qu'à une substitution de rites interdits par les réglementations de chasse. On apprend également que, lors de son passage au Soudan, Waïtiri (accompagné d'Habib, de De Vries, de deux trafiquants et de porteurs) a fait de la propagande dans tous les villages situés sur l'itinéraire. Morel passant plus tard, en est dupe : il se réjouit de récolter l'adhésion des populations alors que celle-ci, auréolée de festivités dues au calendrier traditionnel, est en fait basée sur un malentendu induit par Waïtiri (233). Morel réalise sa méprise et sa déconvenue à la traduction du chant des jeunes africains qui est un hymne de défi pour combattre l'éléphant. Face aux difficultés au sein de son camp et à la manipulation des populations, il doit aussi lutter contre le cynisme de Forsythe : il lui oppose une ténacité farouche. Arrivant avec sa bande à Gola, il rencontre l'administrateur Herbier qui tente de contenir un début de soulèvement populaire. Les jeunes révoltés sont partisans de Morel, croyant qu'en tant que libérateur, il va les dédouaner des règlements stricts sur la chasse aux éléphants. En fait, par rapport à Herbier, et ce qu'il représente, Morel fait en sorte de laisser croire aux visées politiques anticolonialistes de son mouvement. Il cherche à infléchir le pouvoir occidental à propos de la défense de la nature en se servant du levier de l'indépendantisme, sa stratégie est d'utiliser à son profit la mystification que ses ennemis ont eux-mêmes échafaudée, et n'en escompte pas moins que l'interdiction totale de la chasse à la prochaine conférence internationale du Congo (240). Le colonel Babock explique comment il a voulu soutenir Morel, mais n'a pu arriver à destination avec ses vivres et ses armes, et comment il se retrouve à l'hopital militaire de Fort-Lamy sous garde rapprochée. Il meurt peu après et se fait enterrer avec son compagnon : un haricot sauteur (243)! Haas se situe du côté de Morel, exclusivement pour la défense de l'animal Éléphant. Morel souhaite la reconnaissance des générations futures pour son combat (244). Lors du procès, Minna explique la cause de la fureur de Morel quand il brûle les cases des notables responsables de la "chasse par le feu", particulièrement cruelle. On assiste à l'interrogatoire de Minna au tribunal (Anticipation sur le cours du récit) : dans le ton et l'enchainement des questions, on voit comment son passé chargé de misère l'exclut encore de la société. St Denis et Schölscher assistent à l'audience, tandis que dans le box figurent Waïtiri et ses alliés, Habib, Forsythe,  Peer Qvist et Minna qui atteste avoir rejoint Morel par idéal .
L'action sur Sionville nécessite une organisation à l'aide de plusieurs équipes et de camions. Forsythe demeure dubitatif et Morel considère la naïveté du plan comme un atout supplémentaire. La sécheresse sévit durement sur la région au moment de l'opération-commando. Les éléphants sont contraints de se rendre au Lac Kuru qui possède des eaux permanentes, mais le voyage dans les rivières assèchées est long et éprouvant pour les animaux (253).

Ch 30
Les journalistes pensent bien faire en évoquant les "héros" de la protection de la nature  mais ils n'ont pas correctement intégré le message de Morel : leur analyse est totalement anthropocentrique et ne remet pas en question la domination de l'humain sur les autres  espèces, domination qui est en partie responsable de la décimation annoncée.  Forsythe raconte la marche de jonction du commando avec le camion où attendent 3 étudiants, dont Madjumba, entièrement dévoués à Waïtiri. Pour ces jeunes noirs marxistes, l'éléphant est seulement un symbole propagandiste de la puissance africaine en marche. Ils jalousent les puissances industrielles et ne veulent pas de l'image "zoo" que le colonialisme colle à l'Afrique, ils souhaitent une véritable révolution politique et culturelle, remettant en cause le colonialisme et aussi l'héritage traditionnel qu'ils considèrent comme un handicap à la modernisation. Face au discours étriqué de l'étudiant N'Golo, le doute envahit passagèrement Morel quant aux chances de survie de la planète. Toutefois, par son action, il est décidé à donner de l'écho qu'il de doit aux conclusions de la conférence de Bukavu. En entretien avec le médecin militaire Ceccadi, le père Fargue s'emporte contre la façon que prône Morel de lutter contre la claustrophobie intrinsèque de la condition humaine. Il use de la métaphore du dispensaire de Ceccaldi soignant l'épidémie dûe à la mouche "Simulie" (261) : les humains sont condamnés à être patient avec Dieu, comme on fait la queue pour les soins (262) ! Peer Qvist se repasse sa carrière de naturaliste militant : les forêts, les baleines, les phoques, la pollution chimique, l'ozone, autant de causes d'actualité (264). (dès 1950 !). D'autres combats : risque nucléaire lié à la bombe "H", dangers liés aux déchets radioactifs, défense des minorités spoliées et anéanties (Indiens Wyoming), disparition des barrières de corail océanienne, danger de l'érosion liée aux cultures intensives(265)... Le conducteur portugais menant un des camions lors du raid de Sionville, s'avère être exportateur d'ivoire. Il incarne un maillon non responsable dans la chaîne d'activité qui menace la nature et dont il est lui-même victime plus que décideur. Morel, compréhensif, lui fait humoristiquement une menace en clin d'œil.

Ch 31
Le raid sur Sionville s'effectue à la villa Challut qui est attenante au siège du quotidien local. Morel et ses 3 équipiers forcent l'entrée de l'imprimerie et oblige le typographe, du reste sympathisant, à imprimer leur déclaration en première page de l'édition à paraître. Après l'annonce de sanctions prises contre les chasseurs et trafiquants, il y est fait état des raisons sociales du comité et de ses objectifs : médiatiser la conférence de Bukavu, intercéder pour la cessation de la chasse et annoncer la prochaine correction de Mme Challut... Morel en profite pour découvrir les échos de la presse internationale à propos de leur actions. Le retentissement est grand et les chroniques suspectent toujours cette affaire de protection de la nature de n'être qu'une mascarade. Le cas de Forsythe, jadis décrié puis désormais adulé par la presse américaine, est symptomatique du pouvoir des journalistes - en l'occurrence celui d'Ornando (274). Ils tirent 3000 exemplaires du journal et se rendent ensuite à la réception dansante des Challut pour leur expédition punitive", non sans avoir assuré la sécurité de leur fuite. Ils font irruption parmi une douzaine de convives, Challut essaie de défendre sa femme, visée du fait de son titre de championne de chasse. Il argumente sur le fait qu'il construit l'Afrique et ne l'exploite pas, Morel sourit et constate que son adversaire se sent quand même un peu coupable sur ce terrain, et surtout, qu'il est incapable de considérer le pur enjeu naturel. Mme Challut reçoit la fessée en public des mains de Peer Qvist.  Les journaux sont ensuite déposés pour être distribués.

Ch 32
Saint Denis commente sa situation de narrateur à Tassin. Il évoque le courage de Morel, comme un effort d'adaptation (parmi tant d'autres au travers les ages) qui sauvera l'espèce. Morel, en tant qu'athée, gère sa condition humaine sans s'en remettre à un ordre supérieur. A la fin du récit - la narration de St Denis (Anticipation sur le cours du récit) - le devenir de Morel reste incertain tandis que Schölscher est entré chez les moines. St Denis continue sur la leçon de modestie que donne les dimensions du continent africain : comparativement au continent, l'homme est insignifiant dans l'espace comme dans la durée (285). (Anticipation sur le cours du récit) A la suite du procès, Minna a écopé de 6 mois de prison. Forsythe a également fait de la prison, mais, de retour dans son pays, il est devenu un célèbre défenseur de la nature. Habib s'est échappé et continue son trafic en accord avec sa vision cynique du monde.
Orsini a trouvé dans la chasse de quoi combler un profond sentiment d'infériorité. Pour débusquer Morel, il ourdit un plan machiavélique : tuer le plus grand nombre d'éléphants possible lors de leur regroupement aux rares points d'eau, pour le faire accourir. Les autres chasseurs n'approuvent pas. Sa décision est prise de se faire justice lui-même contre son ennemi (291). Il commence à massacrer tous les éléphants sur le cours du Yata mais,
ÉLÉPHANTS = boucs émissaires ?
dans son obstination proche de la folie et en proie aux hallucinations, voyant ou croyant voir Morel au milieu d'un troupeau, il meurt bientôt écrasé par les éléphants.
De Morel, bien que les nouvelles soient incertaines, St Denis rappelle qu'il a bénéficié de nombreux soutiens, dont celui de l'administrateur Cérisot. Ce dernier, dans l'insoumission, rend honneur au commando lors de son repli après l'opération. Dans le même état d'esprit, un sergent-radio sabote  la transmission de l'ordre militaire d'intercepter Morel. Sur le chemin du retour, Morel est pris à parti par les 3 étudiants qui se prétendent bernés par le communiqué a politique du journal. Morel leur répond en réaffirmant son seul but - la défense des éléphants - et en démontrant que les idéologies et les nationalismes prennent trop de place dans la vie de la planète. Korotoro apparaît comme un personnage frustre et nihiliste, accroché à Morel par intuition et par opportunisme affectif (304). En surveillant les étudiants, il retarde leur trahison et sauve ainsi Morel et Peer Qvist d'une mort certaine. En s'enfuyant avec le camion vers le Soudan, N'Golo, Inguélé et Madjumba tuent Korotoro. Morel se demande si la générosité et l'abnégation ne viennent pas après la souffrance, si les grandes idées ne naissent pas qu'en  réaction à l'horreur...
 
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